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Bovins lait, solutions techniques pour une plus grande autonomie alimentaire

28 fermes bovines laitières du réseau Autosysel réputées autonomes ont été enquêtées sur leur trajectoire d'évolution. Leurs résultats sont comparées à des élevages de même type du dispositif Inosys - Réseau d'élevage.

L’analyse de ces enquêtes a conduit à distinguer 4 groupes typologiques d’exploitations qui diffèrent de par les contextes pédo-climatiques dans lesquels elles évoluent mais aussi au niveau de leurs trajectoires et des solutions techniques mises en œuvre.

C’est ainsi qu'ont été distingué :

  • Les herbagers stricts
  • Les élevages avec de fortes contraintes herbagères et un peu de culture
  • Les polyculteurs éleveurs avec peu de maïs
  • Les polyculteurs éleveurs avec beaucoup de maïs

Dans l’étude, les trajectoires, les techniques mises en œuvre, les niveaux d’autonomie atteint ainsi que les résultats économiques sont comparés aux exploitations du dispositif Inosys Réseau d’élevage relevant des mêmes types d’exploitations. Cette étude a également permis de souligner certaines caractéristiques communes de ces élevages.
En premier lieu, la recherche d’autonomie n’est pas une fin en soi chez ces éleveurs, elle doit d’abord permettre de conforter le revenu. Elle intervient souvent après un premier cheminement visant l’économie d’intrants.

Dans la stratégie des éleveurs autonomes, la productivité des vaches laitières est ajustée au regard du potentiel de production permis par les fourrages ; c’est ainsi que dans les situations herbagères les objectifs de production restent modestes ; ils sont plus élevés chez ceux disposant de maïs.
Chez tous les éleveurs enquêtés, le pâturage reste une valeur sûre dans la quête d’autonomie. Une bonne sécurité fourragère, voilà une autre caractéristique commune des élevages autonomes. Elle se matérialise chez les plus herbagers sous la forme de reports de stocks fourragers qui peuvent représenter plus de deux mois des besoins hivernaux.
Pour les éleveurs disposant de surfaces labourables, l’autonomie passe par la consommation des céréales produites sur la ferme. Quand la part de surfaces labourables augmente, la diversité fourragère permet de gagner en autonomie alimentaire.

En 2014, l’autonomie se conjugue avec un revenu au moins équivalent voire souvent supérieur. La seconde année de suivi devrait permettre de confirmer cette tendance.