Déficit fourrager : les solutions

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Avant toute décision : faire un bilan fourrager

Le bilan fourrager

Quel type de fourrage peut venir à manquer, pour quelle(s) catégorie(s) d'animaux, à quelle période et en quelle quantité ? Telles sont les questions auxquelles répond le bilan fourrager.

L’éleveur peut ainsi choisir une stratégie adaptée pour pallier son déficit.

Valoriser les céréales ensilées

L'ensilage de quelques hectares de céréales peut être une solution face au déficit fourrager.

Pour prendre les décisions, il faut faire un tour de plaine, faire le point et estimer/comparer les rendements sur pieds actuels, les perspectives de rendement en paille et grains.

Pour quelle utilisation ?

Avec des valeurs UFL par kilo de matière sèche (MS) entre 0,64 et 0,75 selon la proportion d’épis, ce fourrage est plutôt un complément à l’ensilage de maïs ou d’une herbe ensilée jeune. Cette valeur UFL diminue avec la teneur en cellulose (paille).

Pour les vaches laitières, 3 à 4 kg de MS maximum permettent d’économiser l’équivalent en ensilage de maïs en limitant un peu la production laitière des hautes productrices, le TB est plus élevé et le TP se maintient.

La complémentation n’a pas à être modifiée car l’énergie est mieux valorisée (dilution de l’amidon). Au-delà de ces quantités, le lait diminue. N’oubliez pas que ce fourrage convient également à vos génisses.

Implanter et récolter des fourrages d'été ou intermédiaires

Après une récolte précoce de céréales immatures, vous pouvez implanter une interculture pour disposer de fourrages à pâturer ou récolter, à l'automne ou en début d'hiver.

Certes la réussite de ces dérobées dépend du retour des pluies indispensables à l'implantation, puis des conditions météo de l'été.

N'hésitez pas à attendre la confirmation d'un épisode de pluie pour réaliser ces semis.

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De la paille dans l’alimentation

En élevage laitier, pour faire face à un fort déficit fourrager, la priorité est de réserver les meilleurs fourrages aux vaches laitières.

Le foin habituellement distribué en partie aux génisses, peut être réservé en intégralité pour les vaches, surtout lorsqu’il est de bonne qualité.

Les génisses, les vaches allaitantes, ainsi que les bovins à l’engrais, pourront être nourris avec de la paille.

C’est tout à fait réalisable à la fois pour les jeunes génisses de moins de 6 mois et pour celles de 12 ou de 18 mois.

Toutefois, il est nécessaire d’augmenter sensiblement la complémentation en concentrés pour conserver des apports énergétiques et azotés suffisants par rapport aux besoins des animaux.

Acheter du maïs ou des produits de substitution

En fonction des opportunités, l'éleveur peut acheter des coproduits ou des stocks de maïs (en silo ou sur pieds cet été),  sous réserve d'une offre de producteurs voisins.

Pour négocier les prix d'achat/vente, reportez-vous à l'observatoire des prix des aliments pour l'Orne

Solutions spécifiques pour bovins viande

  • Gérer les sorties d'animaux pour préserver vos stocks d'herbe et fourrages.
  • Ne pas attendre la fin d'été pour vendre les réformes et les bovins viande
  • Sevrer précocement les broutards
  • Ne pas alourdir les jeunes bovins... mais pas à n'importe quelles conditions.

Solutions spécifiques pour bovins viande

  • Gérer les sorties d'animaux pour préserver vos stocks d'herbe et fourrages.
  • Ne pas attendre la fin d'été pour vendre les réformes et les bovins viande
  • Sevrer précocement les broutards
  • Ne pas alourdir les jeunes bovins... mais pas à n'importe quelles conditions.

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Thierry JEULIN

Référent départemental Fourrages et Lait

Tél : 02 33 31 49 54

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