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Biodiversité

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Qu'est-ce que la biodiversité?

La biodiversité est une notion très globale. C'est l'ensemble du vivant. Elle se décompose en 4 parties :

  • La diversité des espèces : c'est le nombre d'espèces animales, végétales... C'est le paramètre le plus utilisé lorsque l'on parle de biodiversité.
  • La diversité génétique : au sein d'une même espèce, le patrimoine génétique est différent. Ce sont les caractères transmissibles des êtres vivants.
  • La diversité des écosystèmes : les êtres vivants se partagent des habitats très variés comme par exemple une haie, une bande enherbée, une forêt, une pierre...
  • La diversité des paysages : c'est l'assemblage au sein d'un territoire des différents écosystèmes. Plus le paysage est complexe, plus la biodiversité locale peut être importante.

De plus, le concept de biodiversité comprend également les relations inter espèces et entre les espèces et les milieux.

On pense souvent aux espèces emblématiques, aux habitats particuliers (forêts, zones humides...).

En réalité, la biodiversité fait aussi référence aux espèces ordinaire, non remarquables et surtout non remarquées.

La biodiversité regroupe donc à la fois le règne animal, le règne végétal et fongique, de gros animaux, de minuscules, des espèces aériennes, des souterraines, la vie terrestre, la vie marine.

Quels sont les intérêts de la biodiversité ?

Intérêts économiques

  • Elle contribue à la fourniture de nombreux produits alimentaires, de matières premières pour l’industrie, de médicaments, de matériaux de construction.
  • Elle est la base de la production agricole, tant du point de vue des nombreuses espèces utilisées que des multiples variétés sélectionnées. Elle est de ce fait indispensable pour l’amélioration des végétaux et des animaux domestiques.
  • Elle offre d’importantes perspectives de valorisation dans le domaine des biotechnologies.
  • Elle suscite une activité économique liée au tourisme et à l’observation d’espèces dans leurs milieux.
  • Elle possède également une valeur d’option : possibilité d’exploiter différemment dans le futur les ressources génétiques (médicaments, agriculture…).
  • La nature est détentrice de nombreux médicaments potentiels qui disparaissent en même temps qu’elle.
    Des exemples :
    le thym qui fournit le thymol utilisé comme antifongique, la menthe qui fournit le menthol utilisé comme vasodilatateur, la colchique fournissant la colchicine utilisée comme agent anti tumoral, ou dans le traitement des rhumatismes en particulier la goutte, ou encore l’If qui fournit le taxol utilisé dans le traitement de certains cancers.

Intérêts écologiques

  • Elle est indispensable pour maintenir le processus d’évolution du monde vivant.
  • Elle joue un rôle essentiel dans la régulation des grands équilibres physico-chimiques de la biosphère, notamment au niveau du cycle d'un carbone, cycle de l’eau….
  • Elle contribue à la fertilité des sols et à leur conservation.
  • Elle absorbe et décompose divers polluants organiques et minéraux et participe à leur élimination (ex. : épuration des eaux).

Les services rendus par la biodiversité à l’humanité sont immenses. Ces services sont difficilement palpables et donc très souvent méconnus. D’où l’incompréhension qui peut survenir face aux enjeux de sa préservation.

Préserver, c’est permettre aux générations futures d’en tirer ce dont ils auront besoin. L'agriculture joue un rôle fondamental dans la préservation de la biodiversité.

A l'échelle de notre histoire, le développement de l'agriculture a eu un profond impact sur les paysages et les écosystèmes. En défrichant et en exploitant à des degrés variables différentes surfaces, les agriculteurs ont créé une mosaïque, une diversité extraordinaire de milieux favorables à de nombreuses espèces.

Le rôle de l'agriculture dans la création et la conservation de milieux riches en espèces, est donc crucial. 

Quelques recommandations

Faucher les prairies le plus tard possible

Une des méthodes pour préserver la faune est de faucher les prairies le plus tard possible. La faune est vulnérable lors des périodes de reproduction (couvaison et élevage des jeunes). En plus du risque d’écrasement, de destruction des nids, le passage des machines entraîne parfois l’abandon des couvées.
 
Les pratiques du « foin + regain » ou « foin + pâturage tardif » sont les plus favorables à la reproduction des oiseaux. Les dates de fauches doivent être les plus tardives possibles (après le 15 juin), sachant que la période de nidification va du 15 avril au 31 juillet (voir figure 1). Laisser des bandes fauchées très tard (après le 20 juillet) permet un meilleur succès dans l’élevage des jeunes.

Calendrier de reproduction de quelques espèces.

Une période à risque d’avril à juillet

Au moment de la moisson ou de la fauche : faire fuir les animaux !

Lors de moissons, les couveuses sur les nids au sol, les oisillons ou les jeunes mammifères sont surpris par les machines. Les oiseaux comme la perdrix sont encore plus touchés si un printemps pluvieux a entraîné un échec des premières couvées. Les mammifères et particulièrement le lièvre gîtent dans les andains de paille qui sont détruits lors de la récolte ou du broyage des pailles.

Autre conséquence des nouvelles moissonneuses : il y a moins de perte de grains au sol donc moins de nourriture pour les oiseaux. L’enfouissement des résidus rend parfois les graines inaccessibles à la faune sauvage. Ceci expliquerait en partie les dégâts occasionnés par les pigeons sur colza lors des vagues de froid.

  • Pour réduire l’incidence sur la faune au moment de la récolte :
    Régler la hauteur de la barre de coupe assez haut (au moins 15 cm) pour avoir un compromis entre le rendement et la préservation des nids au sol.
  • Utiliser une barre d’effarouchement à l’avant du tracteur pour faire fuir les animaux.
    Une barre d’effarouchement installée à l’avant du tracteur permet de faire fuir les oiseaux, les chevreuils et le petit gibier. Il faut alors qu’ils puissent se réfugier soit en bord de parcelles. Débuter la fauche de l’intérieur de la parcelle vers l’extérieur évite aux animaux d’être piégés en milieu de parcelle. De même, si plusieurs machines sont dans le champ en même temps, il est préconisé de laisser de l’espace entre elles pour laisser les animaux s’enfuir.
  • Commencer la récolte si possible dans le centre de la parcelle après avoir détouré. Les animaux s’enfuient au lieu de rester prisonnier dans la parcelle.
  • Limiter le plus possible les récoltes de nuit car les animaux n’ont pas de repères pour fuir.
  • Si plusieurs machines sont sur la parcelle en même temps, veiller à laisser de l’espace entre elles. Llorsque les bords de champ ne sont pas broyés avant la moisson, ils servent aussi de refuges.
Après la récolte :

Presser ou broyer la paille rapidement après la moisson pour éviter que les animaux ne reviennent se réfugier dans les andains.

En bords de champs : limiter les « nettoyages ». En bord de champs, il faut limiter le développement d’espèces nuisibles mais aussi préserver une flore et une faune utiles. Les bords de champs abritent des insectes auxiliaires (coléoptères, prédateurs de limaces), insectes pollinisateurs et une petite faune qui y trouve un abris (lièvres, faisans, perdrix, etc.).

Attendre la fin de l'été avant de faucher, le temps que les plantes fleurissent et fructifient. Les fleurs nourrissent les insectes pollinisateurs (papillons, abeilles...) qui jouent un rôle primordial dans la reproduction des plantes et donc la création des fruits de nos vergers par exemple. Les fruits des plantes de bord de route, quant à eux, nourrissent quantité d'animaux, des rongeurs aux insectes en passant par les oiseaux.

Si un nettoyage précoce doit être effectué, la fauchage à 15 cm du sol est plus approprié que le broyage.

A l’automne, le broyage présente peu de risques et a l’avantage de rendre les semences d’adventices, les larves d’insectes et les vers de terre accessibles à leurs consommateurs.

Un nettoyage trop répété est néfaste. La nature ayant horreur du vide, les adventices se développeront plus rapidement et envahiront la parcelle proche. Au contraire, en maintenant une bordure « naturelle », il se crée un équilibre, favorable au rendement de la culture proche.

En résumé, pour les bords de champs :
  • Attendre début août avant de faucher
  • Privilégier les techniques mécaniques, le fauchage plutôt que le broyage
  • Eviter l'usage répété des herbicides, préférer l'emploi des produits sélectifs.

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